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Metal Kleim Antyne...L'autre en moi est plus profonde... November 07 Evergrey + Avatar + ArcheronnLa nouvelle tournée d’Evergrey à la suite de la sortie de leur dernier album Monday Morning Apocalypse comprenait à nouveau un passage sur Lyon pour le plus grand plaisir de ceux qui se font une joie de les suivre ! Les revoilà à envahir le transbordeur un an et demi après leur dernière visite, mais ce temps là n’a pas suffit a faire grossir leur audience c’est pourquoi ils ont rejoué sur la petite scène, dans une ambiance plus intimiste, plus propice à l’échange avec le public ce qu’Evergrey n’a pas manqué de faire. Compte rendu d’une fan.
Arrivée devant la salle, la foule ne se presse pas. C’est toujours ce qui m’a surpris à propos de ce groupe. Cela va faire 10 ans qu’il existe et peu de gens connaissent vraiment. D’un côté, cela permet de faire des concerts plus chaleureux et de permettre une séance de dédicaces à la fin !
Afin de profiter au maximum du show je me suis collée d’office à la scène et je n’ai pas quitté ma place tout le long de la soirée. C’est pourquoi je suis assez mal placée pour parler de la qualité du son.
Un premier groupe arrive sur scène, ce n’est pas Avatar mais un groupe local qui n’était pas annoncé, du nom d’Archeronn. Le concert commence et les deux premiers titres me font un peu peur. Encore une relique de Stratovarius, influences Gammaray et Helloween avec un chanteur particulièrement old school sachant chanter ce qui est déjà pas mal. Le show est timide, l’énergie de la musique n’entraîne pas les musiciens et le public reste passif. Puis, le chanteur s’en va et là Archeronn va nous montrer une autre facette de sa musique, bien plus personnelle, bien moins surfaite et au final, beaucoup plus agréable. En effet, ils vont joué à 5 (deux guitares, un clavier, basse, batterie) des compos orchestrales très bien construites et qui ont l’art de servir le talent du guitariste soliste particulièrement doué. Le show se décoince, les musiciens prennent de l’assurance, commencent à bouger, à poser les pieds sur les retours et le niveau du concert grimpe d’un échelon. Puis le chanteur revient et le groupe ose reprendre The Evil That Men Do de ceux que l’on ne présente plus, et là encore c’est une bonne surprise, Archeronn s’en est très bien sorti et le chanteur n’a pas fait une seule fausse note sur cette chanson que même Dickinson lors de Maiden England avait du mal à assurer. Le groupe termine avec une de leur compo puis quitte la scène. Un petit groupe sympa avec un bon feeling, c’est à suivre! Une pause le temps de changer le matos et voilà que l’on fait place aux illustres inconnus (pour ma part) que sont les spécimens d’Avatar. C’est sur une intro symphonique samplée que le batteur va se cacher derrière ses fûts, puis un être étrange par sa grande taille et sa minceur arrive sur scène et là, il hurle et se met à trembler comme pris par des spasmes de démence, les autres musiciens débarquent et ils balancent leur son avec énergie et assurance, avec cette volonté juvénile de nous envoyer leur purée dans la figure. Si musicalement le groupe ne se démarque pas trop de ce qui a déjà était fait en death, c’est visuellement qu’il est mémorable. Si je vous dis que je suis restée ahurie, littéralement interloquée par la présence déjantée du chanteur, ce serait encore trop faible pour exprimer l’état de surprise dans lequel son jeu de scène m’a mise ! Il était complètement fou, prenait des poses désarticulées, secouait la tête avec frénésie, hurlait de sa voix aigue comme s’il allait crever et buvait de l’eau dans un jerrican d’essence. Son énergie était communicative, tout le groupe bougeait, le gratteux aux dreadlocks faisait de jolis pas chassés pour aller d’un coté à l’autre de la scène, le bassiste avec ses Converses trouées et son short bougeait pas mal la tête et l’autre guitariste pantalon pattes d’ef, torse nul, et cheveux blonds lâchés faisaient des petits sourires aux filles du premier rang. Voilà qu’il pose son pied sur le retour juste devant moi et m’impose sa « carrure » en me fixant (mais c’est qu’il me faire les yeux doux maaazette !). Le public fut réactif à la musique du groupe et à la présence des musiciens et malgré la jeunesse de leur musique ils ont du potentiel. A voir ce que ça donne sur Cd !
Enfin le moment tant attendu arrive ! Celui où je vois les ombres pour Toujours Grises se dessiner dans les coulisses ! Les voilà les voilà (surexcitation féminine) ! Jonas se place derrière sa batterie à double grosse caisse et le bassiste d’Hammerfall prend discrètement la place de Michael Hakansson parti pour changer d’horizon musical. Puis Richard rejoint son clavier, que l’on ne verra quasiment pas du concert à cause de la fumée. Enfin Henrik Danhage et bien sûr le grand Tom S. Englund montent sur scène et le groupe attaque avec «End of Your Days » un des titres phare de l’album Recreation Day. L’ambiance est là, l’énergie sombre et mystérieuse se déploie même si le son mérite encore quelques réglages. Si Tom était malade l’année dernière, il nous a prouvé qu’il était en forme même s’il avait un peu de mal avec les phrasés plus aigus de ses lignes de chant. On sent que le groupe maîtrise totalement sa musique. Ils sont décontractés mais bien en place, précis, carrés mais un peu désinvoltes également quand Tom demande une clope dans le public et qu’il chante en la fumant ou quand il boit de longues gorgées à sa bouteille de Jack Daniel’s. Le groupe ne ralenti pas et enchaîne avec des titres de tous leurs albums sauf de « The Dark Discovery », le tout premier. On n’a pas se défouler sur « Solitude Within » le titre préféré du chanteur, mais aussi sur « As I lie Here Bleeding », « The Great Deceiver ». Nouvel album oblige, le groupe a donc joué des titres de Monday Morning Apocalypse. Si pour ma part cet album n’a pas n’a pas l’envergure d’un « In Search of Truth » ou d’un « Recreation Day », les titres qu’Evergrey avait sélectionnés pour représenter l’album ce soir là étaient très bien choisis. En effet on n’a pu apprécier le mid tempo de « In Rememberance » dont les chœurs étaient samplés. Puis après ce début de concert plutôt rentre dedans, voilà que le clavier de Richard résonne dans la salle bien silencieuse devant un « Till Dagmar » joué avec émotions. Puis le groupe entier revient pour nous interpréter les deux morceaux majeurs de leur dernier album, « Monday Morning Apocalypse » et « Still in the Water ». Place ensuite aux titres les plus appréciés de « In Search of Truth » et de « Recreation Day ». Le public s’égosille sur « Mark of the Triangle », « Blinded », « More Than Ever », et bien sûr, sur “I’m Sorry », la ballade que Tom dédicace à « toutes les filles et aux garçons efféminés » ! Là, le public chante tout seul le refrain, Tom s’assoit pour nous écouter puis reprend le micro. Durant tout le concert, il aura été proche de son audience, réactif aux cris entre les morceaux et n’hésitait pas à nous provoquer pour réveiller ceux qui ne participaient pas. J’ai trouvé le public un peu mou ce soir là, de plus c’est fort dommage que la France ne soit pas meilleure en anglais, le nombre de fois que Tom a posé des questions et qu’il n’a eu comme réponse que des « Ouaaaaiss » qui prouvent que les gens n’avaient pas tout compris ! Ils quittent la scène sous un tonnerre de cris et d’applaudissements, car il est encore tôt et qu’il n’ont pas fini !
Au bout de quelques minutes, le batteur et le claviériste reviennent pour commencer seuls une de leurs chansons les plus troublantes à cause de la voix samplée qui pleure et se révolte, j’ai nommé « When the Walls Go Down ». Magnifique montée en puissance où les autres musiciens sont revenus pour jouer la fin. Puis viennent les trois derniers morceaux du concert, Recreation Day, tant attendu, « Touch of Blessing » tant attendu aussi et « Masterplan » pur titre Evergreyssien ! C’est sur ce dernier que Tom a séparé la salle en deux pour nous faire chanter. Puis ils sont partis mais on pouvait les retrouver dix minutes après près de la sortie, installés à des tables pour nous signer des autographes ! Ils le font à chaque fois, avec un grand sourire, avec modestie et disponibilité, ce que les gros groupes n’osent plus faire.
« Keep up the Dark Side » (Evergrey) September 28 Départ Le nouveau cursus de mon école implique un départ à l'étranger pour les 2A....
Je pars donc fin janvier pour 5 mois en Ecosse à EDIMBOURG pour un semestre de cours et un stage en milieu anglophone...
J'ai hâte de partir, parce que j'aime découvrir de nouvelles destinations, surtout quand on ne m'en dit que du bien !
Mais, je laisse certaines personnes derrière moi que je voudrais pouvoir emmener dans ma valise...
Je laisse mon association, je laisse mes amis,je laisse ma famille............ je laisse ma musique................
Je laisse mon amour
September 24 The Gathering + Pyro le 10/09/2006C’est en douceur que le transbordeur a fait sa rentrée rock/metal en accueillant dans ses locaux tout neufs, les musiciens de The Gathering dont la date initialement prévue début 2006 avait été annulée suite aux problèmes de santé de la chanteuse. L’évolution du style musical du groupe a favorisé la diversité de son public et c’est donc une foule disparate qui allait participer à ce « gathering » tant attendu.
Afin de commencer gentiment les hostilités c’est le groupe Pyro, totalement inconnu au bataillon, qui ouvre le bal avec un rock moelleux, pour ne pas dire mou, mais dont le timbre de voix du chanteur était très agréable. C’est donc un show un peu timide qui nous a été offert mais Pyro a su trouver son filon et ses mélodies dans ce rock teinté de pointes neo-metalliques, même si les structures étaient un peu toutes semblables et le tempo très peu contrasté. Sans être désagréable mais sans rien révolutionner, ce groupe a assuré son rôle sans fausse note, sans erreur mais d’une manière un peu trop frileuse encore.
Petit temps de changement de matériel.
Puis The Gathering arrive et là c’est la GROSSE CLAQUE !!! A peine ai-je eu le temps de revenir dans la salle que le groupe entamait son set avec le premier titre de leur dernier album, « Home » et l’énergie était déjà bien là. Je suis restée schotchée, mais littéralement bouche bée devant la prestation du groupe qui se reposait pour beaucoup sur la présence imposante, malgré sa petite taille, de la jolie chanteuse. Tout de blanc vêtue elle délivrait son chant avec ardeur et férocité, sans une fausse note tout en sautant et en bougeant dans tous les sens avec grâce et fragilité. Ses regards étaient intenses, extrêmement prenants. On se retrouvait incapables de la quitter des yeux, même lorsqu’elle se reculait quand elle n’avait pas à chanter. Elle est à la fois feu et fluide, douceur et mordant, infantile et sévère. A travers sa personnalité et son charme se trouvent l’essence du groupe et tous les visages que the Gathering peut prendre. A travers son sourire omniprésent et son bonheur évident d’être sur scène, la musique, bien que doucereuse en premier temps, avait l’effet d’un bulldozer. C’est à ce moment là que j’ai vraiment réalisé que n’importe quel style musical peut faire un super concert, tant que les musiciens sont présents et qu’ils croient en ce qu’ils font. Anneke n’a absolument rien à envier à aucune autre chanteuse de metal, et elle, au moins, n’a pas besoin de faux cils, ni de paillette ; c’est son authenticité et son naturel qui font la force et le dynamisme d’un groupe dont on aurait pu ne pas soupçonner faire preuve d’autant d’énergie. Les autres musiciens sont présents tout en étant plus discrets ; le guitariste est subtil et précis même si la qualité et la puissance de son son variaient avec ses changements d’instruments. La bassiste de son côté, assurait quelques doubles chants avec Anneke sur certaines parties, pour notre plus grands plaisirs, tant leur timbre de voix se marient avec harmonie. Heureux de voir une telle prestation, le public lui-même s’est montré particulièrement réactif et enthousiaste se qui alimentait le cercle vertueux de la bonne ambiance et de l’échange d’énergie entre les musiciens et son audience. Il y a eu trois temps forts dans ce concert. Premièrement, l’entrée en matière avec « Shortest Day » et « In Between » pour installer l’ambiance. La puissance du son a radicalement changé lorsqu’ils ont abordé des titres plus anciens, dans une veine encore assez rock. La guitare s’est donc imposée, au détriment parfois du timbre mélodieux d’Anneke, voilé par un larsen répétitif. L’énergie ne chute pas pendant cette première phase qui sera suivie par une autre beaucoup plus douce, plus atmosphérique reprenant les titres les plus calmes de Home (comme « Box ») et d’anciens albums. Afin de ne pas perdre l’attention du son public, le groupe faisait défiler des images tirées de leur dernier album sur l’écran accroché derrière eux. C’est là que l’univers de the Gathering est un peu plus décevant. Les images en 3D proposées étaient froides, les couleurs sans saveur. Cela contrastait beaucoup avec l’émotion de la musique et s’en était même gênant à plusieurs reprises. Afin de ne pas trop alourdir le show, le groupe relança le rythme avant de quitter la scène avec « Home ». La troisième partie marquante du concert fut les rappels aux sonorités de Mandylion. En effet, leur premier retour – car, oui, il y en a eu 2 – reprenait avec énergie Strange Machine et lors de leur second et dernier rappel ils nous ont joué Eleanor et In Motion #1.
C’est donc agréablement surprise et ravie d’avoir vu un excellent concert que je rentrais chez moi. August 24 WACKEN OPEN AIR 2006Compte rendu du
Wacken Open Air 2006
L’ambiance générale
Si à notre arrivée le soleil semblait être séquestré derrière des cumulonimbus menaçants, si la pluie est venue nous arroser vers le milieu de l’après-midi, il a globalement fait beau durant tout le Wacken avec des températures ni trop élevées, ni trop fraîches nous permettant ainsi d’apprécier les concerts en plein air dans de bonnes conditions. Le metal-market est monstrueux, les stands, tous plus ou moins identiques se suivent et l’on prend un véritable plaisir à flâner dans les allées terreuses, à la recherche d’un album introuvable ou d’une fringue typique. Sur place la bière est à 4 € mais tu peux garder le verre Wacken si tu veux ! Sinon si tu as faim, il y a plein de stands de bouffe de tous les coins, des crêpes françaises aux nouilles chinoises ! Camping éclairé avec WC gratuits-dégeux ou payant-propres, avec même des douches mais payantes-collectives (donc non !) on sent que l’installation et l’organisation sont bien en place et ça fait plaisir. Aucun incident à signaler, je n’ai été témoin d’aucun acte de violence et je ne déplore aucun retard dans la programmation, ou en guise d’exception, un petit quart d’heure entre Emperor et Motorhead dû à un problème technique.
Voici les résumés des quelques groupes que j’ai vus parmi l’affiche 2006 :
Scorpions
Voilà un gros groupe pour le premier soir du Wacken, rien de mieux pour nous décrasser les oreilles et nous plonger dans l’ambiance! La particularité de ce show comme l’a précisé le chanteur fut d’en faire une sorte de « réunion » de famille en faisant jouer les guitaristes et batteurs qui ont fait partie du groupe dans les années précédentes. Revenaient donc sur scène les vétérans, c’est vieux hard rockers au look démodé et au jeu de gratte impressionnant de fluidité. La masse sonore augmentait au fur et à mesure que s’ajoutaient les musiciens, pour finir le concert avec 4 guitaristes ! L’ensemble a été bien mené, le chanteur a toujours une voix de folie impeccable qui n’a pas bougé le long des 2h30. Cependant le show s’est un peu éternisé et si « Still Loving You » a été jouée en rappel à ma grande joie, certains classiques manquaient dans le set ( Wind of Change » etc.)
Mystic Circle
Ce groupe n’était pas réputé pour être très bon sur scène et ce show de bon matin nous l’a prouvé. En effet, si les musiciens sont présents, souriants même, ce qui est original pour un groupe de black metal, la performance technique n’était pas au rendez-vous. Les morceaux comportaient de nombreux « pains », ils ont même dû reprendre l’intro de l’un d’eux, sans parler de l’outro de la dernière chanson, littéralement ratée. C’est dommage pour un groupe qui vient de sortir son 7ème album, mais ce manque de professionnalisme fait aussi la différence entre les grands et ceux destinés à rester dans leur ombre.
Winter Sun
Les allemands semblent fortement apprécier le heavy, ou du moins c’est l’impression qu’on a quand on voit le succès de Winter Sun, même si ce n’est pas du heavy à proprement parler compte tenu de la voix black du chanteur. Le show fut dynamique, porté par la présence virile du second gratteux un peu crâneur. Cependant on a pu regretter l’absence d’un véritable claviériste quand on entend l’ampleur des parties de synthé activées par les musiciens. Bon show mais un peu chiant quand on n’est pas fan du genre.
Fleshgore
On voulait se défouler alors on s’est rendus dans la salle couverte afin de se lâcher sur le brutal death offert par Fleshgore mais nous avons été assez déçus par le manque de réaction du public. Le groupe en lui-même semblait bien dynamique et livrait avec puissance sa musique carrée et évidemment agressive. Nous étions arrivés un peu en retard, voire même sur la fin du set, nous sommes donc restés sur notre faim…en attendant Aborted !
Six Feet Under
Le monde se ruait pour aller apprécier la voix gutturale du lanceur du style et premier chanteur de Cannibal Corpse. Si la musique de Six Feet Under est un peu facile avec ses riffs en bois, elle passe bien en live même si à nouveau, le public du Wacken s’est peu montré statique dans l’ensemble, même si bien sûr, des inconditionnels du headbang et des pogos faisaient honneur ! La voix de Chris Barnes est toujours impressionnante mais moins que les cris stridents qu’il pousse et qui donne d’un coup une dimension supplémentaire à la musique du groupe.
Celtic Frost
Voilà une découverte qui ne m’a pas laissée de marbre. Comment rester insensible au charme étrange de Celtic Frost quand le jeu de lumières et les tentures à l’effigie du groupe viennent en renforcer la poésie thrash et macabre ? J’ai vraiment apprécié la lourdeur de la musique, son côté malsain et la présence sombre et prenante des musiciens. Ils sont partis comme des voleurs après la fin de leur set et j’aurai aimé qu’ils restent encore, tant pour une fois, un concert m’avait paru trop court.
Ministry
Trop de monde pour un groupe que je ne connaissais pas, j’ai donc préféré me reculer et assister au show de Ministry sur l’écran géant. Pied de micro en croix osseuse et chanteur avec un masque d’aviateur et un casque à piques, tout de suite, Ministry annonce la couleur de son originalité. Originalité qui se retrouve dans les sonorités et samples étranges mais propres au groupe. Le show était riche en ambiances même si comme tous les groupes qui sont passés sur la True Metal Stage, il m’a semblé bien trop long, bien plus long en tout cas qu’Amon Amarth qui leur a succédé.
Amon Amarth
Derrière un rideau de flammes voilà que débarquent les vikings d’Amon Amarth bien décidés à nous redonner goût aux valeurs des ancêtres. Les effets pyrotechniques n’ont pas été les seuls à animer la prestation du groupe bien énergique à la base, en effet, la scène a été le théâtre d’un combat entre vikings à deux reprises pour nous en mettre plein la vue. Nos oreilles, elles, ont été un peu déçues par un set qui ne répondaient pas à l’attente des fans et par des morceaux qui se ressemblaient tous, sans progression, sans pression, nous donnant cette impression désagréable que le show ne passerait jamais aux choses sérieuses, ne démarrerait jamais, n’exploserait jamais. La prestation scénique fut très agréable et ils ont bien fait de miser beaucoup sur le visuel afin de palier au côté redondant de leur musique.
Aborted
Enfin un groupe francophone ! Et quel groupe ! A midi pétante, c’est sur la Black Stage qu’Aborted nous envoie son mur de son parfaitement carré et des plus bourrins du Wacken. Nous avons pu apprécier le charisme du chanteur et des autres musiciens tous à fond dans leur son mais je tiendrai à saluer tout particulièrement la performance de la bassiste Olivia Scemama (Balrog) qui joue aux doigts avec une excellente précision, tout en headbang et en mouvements. Aborted nous a offert un bon défouloir qui représentait bien leur répertoire en mêlant d’anciens et de nouveaux morceaux avec en bonus une petite reprise de Carcass. Mais encore une fois, ce n’est pas un pogo de 20 personnes qui me fera changer d’avis : le public français est beaucoup plus expressif !
Morbid Angel
Voilà encore un gros groupe à ne pas louper surtout quand celui-ci reprend sa formation d’origine ! Trey Azagthoth, a donc rejoint David Vincent pour ce show en plein jour et en pleine chaleur. Mais Morbid Angel a su nous refroidir avec ses riffs aux sonorités parfois malsaines, accentuées par la voix rauque du crooner en vinyle arborant un pentagramme satanique. Le groupe a donc joué des morceaux de l’époque de Trey qui a pu nous restituer ses solos tous plus fous et insolites, brisant parfois un peu l’ambiance car il était totalement dans son monde, ignorant caméras et public afin de mieux lâcher ses performances de guitariste. Un bon show, fait de bonnes compos et qui assoit la supériorité des groupes du rang de celui-ci.
Bloodthorn
Un groupe de black sympathique terminait son set sur la petite scène découverte, attirés par les blasts interminables nous nous rapprochions pour assister à un concert dynamique de la part des membres et du chanteur qui n’hésitait pas à lancer le public avec énergie tout en assurant pleinement ses vocaux déchirés ! Sympa !
Arch Enemy
Bloodthorn fini je me précipitais pour voir au moins la belle Angela vomir ses tripes avant la fin du show d’Arch Enemy. Je pus en effet remarquer sa prestance et sa masculinité. Voilà une femme qui n’a rien à envier aux autres hurleurs autant au niveau vocal que physique par ses headbangs et autres gestuelles agressives. Je ne peux rien dire de la prestation, on ne juge pas sur une chanson mais ça avait l’air d’avoir cartonné !
Children of Bodom
Paraît que c’était là qu’il y avait le plus de monde. Ouais bah j’ai boycotté, je les ai déjà vus. Cette fois ils n’avaient pas une voiture sur scène mais deux. Du camping on n’entendait que la voix du blondinet qui disait : « The next fucking song is blablabla, we are Chilren of Bodom and we fuck you motherfuckers, so be my fucking fans and suck my fucking dick”, en gros…
Emperor
Si le son de tout le Wacken s’était avéré bon jusqu’à présent, si les plus gros groupes avaient assurés, il fallait que celui que j’attendais depuis le début, celui pour lequel j’avais décidé de venir, soit celui qui nous déçoive. En effet le show d’Emperor commence et l’on entend que cette batterie et cette double pédale bien trop mise en avant. Les guitares étaient étouffées et il a bien fallut attendre 2 minutes avant que les ingé son ne rehaussent la voix que l’on entendait absolument pas sur le début. Par la suite le son s’est amélioré même si la batterie était bien trop forte couvrant le clavier dont le jeu s’est avéré parfois approximatif. Ihsahn, impressionné par le monde venu les voir, 6 ans après leur départ, semblait en avoir perdu sa voix black même si sa voix claire restait bien placée. Leur set ne reprenait globalement que des morceaux de « Anthems to the Welking at Dusk » et de « In the Nigthtsite Eclipse » que le mauvais mixage ne permettait pas toujours de reconnaître. Si Ihsahn a revêtu des épaulettes en carapace sur la fin du set, c’est bien, avec les quelques effets pyrotechniques, les seuls impacts visuels, si l’on compte le déhanché à la limite du ridicule du calviériste certainement bourré. Déçue, je suis déçue.
Motorhead
En subissant le volume sonore des premières notes de Motorhead j’ai préféré me reculer et regarder le show de loin. Globalement il fut très bon et digne de ces bickers qui ont raison de vanter les plaisirs de l’alcool, des femmes et du rock and roll ! D’ailleurs, ils préparent un nouvel album dont le titre est «Kiss of Death ». Comme pour Scorpions et Ministry, le show de Motorhead sur la True Metal Stage fut bien long, ce qui m’a permis de goûter à la nourriture chinoise du Wacken, mais ils ont terminé en beauté en faisant montée une greluche sur scène pour assurer un duo avec Lenni, toujours présent même après toutes ces années et ces litres d’alcool !
Finntroll
Voici la tête d’affiche de la soirée et le dernier groupe du Wacken 2006. Le show fut moins impressionnant que celui d’Amon Amarth mais cela n’était pas du à l’absence de combat de vikings mais surtout à l’absence totale de charisme de la part du (nouveau ?) chanteur du groupe. Il ne faisait preuve d’aucune énergie, ne savait pas quoi faire de ses bras et semblait être perdu lors des parties sans chant. Il passait même plus de temps à remettre ses cheveux en place plutôt qu’à lancer le public. Les autres membres étaient beaucoup plus présents. Je salue aussi la prestation du claviériste, impeccable de précision malgré l’épaisseur de ses doigts ! Musicalement, à l’instar d’Amon Amarth, Finntroll tourne un peu en rond, les structures et mélodies sont toutes similaires, même celles du nouvel album qu’ils préparent et dont ils nous ont livré un aperçu. La prestation du groupe n’a duré qu’une heure et c’était suffisant, car le manque de pêche du chanteur rendait le concert ennuyeux.
Evidemment ce live report n’est ABSOLUMENT pas exhaustif ! Il est le reflet de mes sélections, des groupes que je voulais voir en priorité même si j’ai aussi suivi mes oreilles et le hasard qui m’ont permis de faire quelques découvertes ! L’année prochaine j’y retourne pour Stratovarius, Saxon….Immortal !
August 22 Putain de mise à jourAaaaaaaaaah mais qu'est-ce que c'est ! Pourquoi il est tout moche mon espace????
J'hallucine, du gris, j'ai horreur du GRIS !! couleur de l'indécision, de la neutralité, de l'invisible... Mon Dieu !
Donc voilà, ils ont modifiés les espaces et c'est super moche, même la mise en page est immonde.
Je ne suis pas contente mais je vais quand même vous publier mon report du WACKEN Open Air 2006 ! Avec des photos !
Voilà. J'ai mis la nébuleuse en fond d'écran, elle me correspond pas du tout mais cétait le seul fond noir. Et merde. July 02 Expelled.....R.I.PJuste pour vous dire que je n'ai plus de groupe de black. Nous nous sommes séparés aussi vite que nous nous sommes trouvés. Nous avons répété pendant 4 mois, repris des chansons, bien rigolé et fait un concert.
Aujourd'hui c'est fini car nous n'avions pas tous les mêmes ambitions ni les mêmes volontés. Mon projet personnel, MorTema (dark/doom), quant à lui avance pas mal. Je compose tout au clavier et retranscris en gratte après lors de l'enregistrement. J'espère avoir quelque chose à vous faire écouter d'ici la fin des vacances d'été ! June 13 Lyon Metal FestLes vacances approchent, les concerts se font donc plus rares et ce festival était certainement la plus grosse affiche à laquelle on pouvait assister avant de partir se détendre ailleurs, loin de la ville et des hommes, avant que ne débutent les gros festivals de l’été. Avec cette belle affiche le transbordeur a pu faire tournée ses 2 scènes et si les préventes n'atteignirent pas le nombre souhaité, la salle fut remplie sur place par près de 900 metalleux!
C’est donc sur la petite scène du transbo (le transclub) que le groupe de brutal death lyonnais, Whisper-X a entamé la soirée en foutant une grosse claque à tout le monde ! L’énergie, la présence, le son et le public étaient là pour réveiller et faire trembler la salle ! C’est sur un death musclé aux variations rythmiques sympathiques, ponctué de riffs lourds des plus jouissifs pour le headbang que les musiciens se sont démenés pour nous envoyer leur purée en pleine figure, sur l’une des meilleures scène qui leur ait été donné de jouer. Tom, au chant, a un charisme hallucinant quand il hurle ou quand il chauffe la salle entre deux morceaux, Ced derrière les fûts a une frappe bien puissante et Je et Vince nous ont aussi montré leurs tripes sur tous les titres de leur set pour le plaisir unique des fans et amis venus les soutenir ! Mention spéciale a Warside. Bref, dépucelage Whiper-Xissien pour moi…. Oui Tom, j’ai eu très mal aux fesses !
Enchaîne sur la grande scène le groupe français Furia dont l’évolution musicale en a déçu plus d’un. Restée devant le transclub à reprendre mes esprits et masser mes cervicales, j’entends de la musique de l’autre côté, mais en considérant le volume sonore je me dis que ce doit être la bande son, quand on vient me dire que Furia a commencé de jouer. C’est alors que je me rapproche de la source et me rendis compte de la faiblesse du son ! C’était tout plat, cela ne mettait vraiment pas la musique en valeur ce qui est dommage en soit. Les fans présents semblaient apprécier le set et la prestance des musiciens. Ayant boudé leur dernier album et regrettant la mauvaise qualité du son, je ne suis pas restée tout le long.
La petite salle accueille ensuite un groupe d’un style bien spécifique et qui a donc son public aussi particulier puisqu’il s’agissait du groupe de hardcore, Douze 33. Les deux chanteurs aux voix bien différentes, criarde pour l’un, rap pour l’autre, faisaient bouger leurs fans avec cette façon si typique du hardcore sur des riffs bien saccadés. Bel échange entre la scène et le public avec déferlante de slams et pogos énergiques. Le hardcore se caractérise par cette vitalité qui donne envie de sauter. A vivre en live.
La grande salle s’apprête à accueillir son deuxième groupe alors que Douze 33 termine son set sur la petite. Dagoba a donc pris la relève. Un public assez jeune dans l’ensemble se presse donc pour aller soutenir le groupe. Encore une fois le son laissait à désirer au début. En effet le groupe aurait pu se résumer à la batterie. On n’entendait que cette double pédale vrombissante ; les basses étaient beaucoup trop fortes et la voix du chanteur peinait à se démarquer. Mais par la suite le son a été corrigé et il était plus agréable d’apprécier la prestation du groupe quand on apprécie le groupe. Techniquement il n’y avait rien à redire, seule la voix du chanteur m’a laissée un peu perplexe. Après la prestation était bonne, on retrouve leur musique que l’on aime ou pas.
La petite salle s’éteint à nouveau pour accueillir le groupe de brutal death lyonnais Destinity assez connu dans la région et des amateurs du genre. Bonne prestation agressive des musiciens et charisme impressionnant du chanteur qui a vraiment une sacrée voix ! On a pu se défouler sur la restitution fidèlement brutale de leur musique, en particulier pour le titre Synthetic Existence joué avec virulence et qui a permis un bel échange entre la scène et le public ! Mon crâne regrette la bosse qui trône à son sommet…Oui je me suis cognée en plein headbang à la guitare de Nico qui est venu jouer un peu trop près du bord de la scène ! Mon dieu pourquoi tant de violence !
Alors qu’ils étaient prévus en tête d’affiche, ce n’est pas Gojira qui a terminé la soirée. Comme le groupe devait partir tôt, ils ont donc joué en avant dernier sur la grande scène. Le public s’amasse vraiment pour aller apprécier la prestation du groupe. Le son était meilleur que pour Dagoba et la voix du chanteur beaucoup plus agréables. Les riffs aussi sont d’un autre niveau, et si le batteur de Dagoba est bon, celui de Gojira est monstrueux ! Il a fait une petite démonstration de son niveau lors d’un solo exécuté à la perfection, ça laisse sur le cul ! Sinon le groupe plein d’énergie a diablement bien entretenu son public et pour moi c’était le meilleur concert de la grande salle !
La petite se remplit ensuite pour assister au set le plus brutal de la soirée avec Benighted. Gros blasts et riffs lourds pour briser les dernières cervicales, ils ont vraiment mis une ambiance de folie en faisant monté une partie du public sur la scène ! Pogos et slams à n’en plus finir, le public lyonnais a vraiment répondu à la violence de la musique et s’est défoulé sur le dernier set brutal de la soirée.
Tous les gros groupes sont passés et le transbordeur commence à se vider. Seuls les petits jeunots, assez nombreux ce soir mine de rien, sont restés pour assister au set de Watcha. Personnellement, je suis passée, j’ai regardé, j’ai un peu rigolé et je suis partie. Ouais bah quoi ? Chacun ses goûts, jsuis pas mazo non plus !
Très bon concert donc de manière générale, chacun pouvait y trouver son compte parmi les groupes et genres proposés... un gentil petit festival en attendant le Wacken.... May 22 En passant...C'est le groupe de heavy metal Lordi qui a gagné à l'Eurovision... Quand les pouffs se trémoussent et les crâneurs se la râclent...y'en a qui balancent du son, du vrai et pour une fois, le monde le remarque.
Je suis heureuse pour la Finlande et j'ai honte de la France. On est vraiment en retard... le français moyen a vraiment des goûts de merde...la preuve avec notre chanteuse on est 22ème sur 24... pfff vraiment.
"C'est une victoire pour le metal mais aussi pour l'ouverture d'esprit" comme le dis si bien M. Lordi le chanteur.
Na !
Bien fait pour vous... May 16 A découvrir !Un petit mot pour vous présenter deux groupes que j'ai découverts avec un grand plaisir sur scène vendredi dernier...Aabsinthe : groupe de death athmosphérique qui vient de sortir son premier album.
Inborn Suffering : groupe de dark doom sublime qui va sortir son premier album cet été.
http://www.myspace.com/inbornsuffering
Enfin un peu de pesanteur et de mélancolie en concert. C'est tellement rare de voir du doom ! Pour Inborn Suffering, Nous étions 6 devant la scène à soutenir le groupe qui a fait le trajet de Paris pour venir jouer ici. N'hésitez pas, fans d'Opeth, Anathema, Katatonia, My Dying Bride, à faire une petite visite sur leur site..... Bonne écoute !
La musique que vous entendez est un extrait du titre As I Close My Eyes d'Inborn Suffering.
Metalliquement vôtre,
Kleim Antyne May 07 Punish Yourself + Tamtrum + Neon Cage Experiment + MalmondePar où commencer…j’avoue être un peu perturbée à l’heure où je dois commencer cette review. Il faut préciser que le concert qu’elle va retranscrire a été assez particulier. Et oui, moi la métalleuse de base, me voilà plongée au milieu de la population électro/goth de Lyon, aux tenues toutes plus extravagantes, pour mon premier concert d’électro de ma vie ! Récit d’un dépucelage qui ne s’est pas fait sans douleur ! Like A Viirrrgiiiiiin ! Vous allez vous demander « mais qu’est-ce qu’elle est allée faire dans un concert d’électro ? », et bien à nouveau pour la première fois de ma vie (purée il m’en arrive des choses !) je suis essentiellement venue à ce concert pour la toute première partie, même si l’idée de voir Tamtrum que je connaissais ne me déplaisait pas. En effet, je suis venue pour Malmonde. Après avoir découvert le groupe en live l’année dernière en première partie d’Epica (aaaah ne me parlez plus d’Epica !! cf. : la review du concert du 18 avril), et après avoir été séduite par le son du groupe sur CD, c’était avec un plaisir certain que j’allais au CCO pour les revoir.
C’était donc à eux qu’était livrée la lourde tâche d’ouvrir à 19h un concert de 4 groupes, quand les lyonnais sont encore en train de dîner. C’est donc devant une fosse tristounette par son côté un peu désert que le groupe a entamé son set. Je suis d’accord avec le principe selon lequel, il doit y avoir une progression sonore et visuelle entre la prestation du tout premier groupe et celle de la tête d’affiche pour qui les gens se sont majoritairement déplacés…mais il y a des limites ! Alors que Punish Yoursefl a été à plusieurs reprises littéralement noyé dans la fumée, Malmonde n’a bénéficié d’aucun effet dont la salle est équipée. Les quelques spots allumés par-ci par-là étaient dérisoires et l’effort d’éclairage était tellement minime qu’il arrivait au groupe de commencer ou de finir une chanson dans la quasi-obscurité. Le son en lui-même n’était pas mauvais, mais il ne servait pas la puissance de leur musique. Comment alors dépasser ces conditions pour se faire plaisir sur scène et retransmettre ce plaisir au public ? En ayant confiance en sa musique. C’est ce que Malmonde a fait. Malgré le manque d’ambiance au début, le groupe ne s’est pas découragé et nous a livré son thrash/death nimbé de samples électroniques, avec vigueur et conviction de la part du chanteur qui a toujours cette façon si particulière de marquer corporellement l’énergie de la musique et du bassiste . Visuellement ça bougeait pas mal sur la gauche alors que l’autre guitariste à droite semblait beaucoup plus imperturbable. De plus le claviériste était un peu trop en retrait, trop dans le fond de la scène. C’est alors par la suite que l’audience grandissante s’est réveillée en entendant les gros riffs du groupe même si c’est plus pour son côté électro que Malmonde figurait sur cette affiche. Ils ont mêlé ce soir là des titres de leur premier album avec les meilleurs de leur dernier, « Eva », pour le plaisir de ce qui les connaissent. Je regrette simplement que les conditions n’aient pas été meilleures, que l’on n’est pas fait le nécessaire pour servir un peu mieux leur musique, et surtout que le public lyonnais une fois de plus, comme il sait parfois si bien faire, ne se soit pas plus exprimé. Petit coup de gueule pour mon petit coup de cœur !
Après le départ du groupe, ce que j’aime dans la musique commença à disparaître. Exit les guitares ! La batterie a été remplacée par une batterie électronique et voilà qu’on installe sur des tables des ordinateurs portables, des sampleurs et tout plein de matos pour que le « musicien » n’est plus qu’à appuyer sur les boutons pour lancer les samples. C’est donc dans ces conditions que Neon Cage Experiment a pris possession de l’espace. Prestation peu charismatique pour une musique un peu trop plate. En effet, l’électro s’imposait doucement, sans de grandes variations de tempos, le rythme est resté assez stationnaire et le visuel très peu transcendant par l’utilisation des ordinateurs, même si l’un des deux utilisateurs de ces engins avait plus conscience que l’autre de l’enjeu visuel d’un concert et n’hésitait pas à lancer le public. Le concert du groupe n’a donc pas été très emballant de mon côté même si du côté public, il y avait du répondant. J’ai aussi un peu désapprouvé la montée sur scène de gars qui ne faisaient pas partie du groupe, même s’ils semblaient se connaître. C’est vite devenu un peu le fouillis sur scène et c’est donc sans protester que je voyais le groupe la quitter.
Les choses sérieuses ont pu alors commencer. Changement de décors instrumental : disparition littérale de toute batterie et des ordinateurs, remplacés par deux claviers pour accueillir le trio imposant qu’est Tamtrum. Ambiance et musique beaucoup plus sombres, maquillage corporel noir et attitude scénique plus mystérieuse, Tamtrum a déversé son électro dark à sa manière. Peu de musiciens sur scène a pour avantage de recentrer notre concentration sur eux ; il y en a moins à regarder. De plus, alors que l’un des claviéristes aux lunettes noires est resté derrière son instrument tout le long, l’autre se déplaçait, renforçait parfois la rythmique avec un tom de batterie électronique sur lequel il tapait. Sa présence était assez dérangeante par son attitude désinvolte et peu soucieuse du matériel (lancer de micro et violence sur clavier), et par sa façon de fumer sur scène et de se déplacer comme s’il s’en foutait d’être là, avec un mépris classieux du public mais tout en étant plongé, comme en transe dans sa musique, ce qui rendait le personnage touchant par-dessus tout. Le chanteur, posé, sûr de lui et de sa musculature ;) livrait son chant avec beaucoup d’expression et d’intensité, pied sur le retour, penché sur le public. La musique du groupe alliait noirceur et samples électroniques hypnotisant avec des progressions et changements de rythme ce qui faisaient agréablement varier le volume sonore. La foule goth rebondissait aux bits électro, « pogotait » aussi dans les moments les plus violents dont la musique de Tamtrum est composée. Leur set fut assez long mais on ne s’est pas ennuyé tant la profondeur de leurs jeux musical et visuel était prenante. De plus ils ont incorporé des détails de mise en scène intéressants. Ainsi un cracheur de feu est venu sur scène cracher son white spririt enflammé sur le public ! Des étincelles ont explosé sur un titre du groupe, et la fumée est venue plusieurs fois entourer d’un peu plus de mystère et de charme, le concert du trio. Tamtrum a fini son concert après un crescendo final dans l’intensité sonore des chansons et a quitté la scène sobrement.
Après ce départ, surtout celui du chanteur ;), toute virilité visuelle allait disparaître pour la fin de la soirée. Nouveau changement de scène : une batterie est montée et les guitares sont revenues ! La fumée ré-envahit la scène pour faire entrer les hybrides de Punish Yourself. C’est dans la pénombre que l’on distingue les corps et quand les lumières s’allument, surgissent les zombies peinturlurés en couleurs phosphorescentes. Alors que le groupe semble être réputé pour avoir une mise en scène particulière, il n’y a pas eu de décors spéciaux cette fois. Punish Yourself entame son set et l’on sent déjà que la qualité du son est montée d’un cran, tout comme le volume sonore. Si la tendance globale du concert est électro, la tête d’affiche offre un accompagnement plus rock par moment, par l’utilisation des guitares et d’une vraie batterie. Même si je ne connais pas assez bien ni le genre ni le groupe, je ne peux faire que des suppositions quant à l’originalité de leur musique par rapport au style, mais Punish Yourself semble avoir développé un son et un esthétisme bien à lui. La musique alliait elle aussi violence et lignes de chants plus langoureuses, déclamées par le chanteur dont le timbre de voix claire oscille entre un Manson et un Molko, même s’il chantait aussi avec une voix beaucoup plus agressive sur les refrains. .La guitariste assurait aussi des backing vocals avec une voix singulière assez tranchante qui se liait parfaitement au style. La musique était donc particulière mais le visuel l’était d’autant plus ! Des néons à ultra violet avaient été allumés pour faire ressortir les peintures des musiciens et des instruments. Ainsi le chanteur avait le torse nu et le crâne chauve peints en vert/jaune avec des marques simulant des cicatrices recousues grossièrement. Les autres allaient cette couleur avec du bleu et du rose pour la guitariste. Le groupe semblait en forme (malgré que le chanteur ait une main dans le plâtre !) et ils interprétaient leurs chansons avec mimiques, gestes et poses assez atypiques, relevant d’un côté un peu martien, en tout cas zombiesque c’est évident. Eux aussi ont agrémenté leur concert d’une touche de fantaisie en faisant monter sur scène une danseuse. La première fois qu’elle est arrivée, elle portait un buste en métal et se servait d’une ponceuse pour faire gicler des étincelles sur les accords de guitare de la chanson. Cela ajoutait un plus visuel et sonore même si ce procédé avait déjà été exploité par Cradle of Filth. Quand cette danseuse ne se faisait pas griller le torse, elle dansait un peu comme une pom-pom girl multicolore avant de se dénuder à moitié lors d’un moment du concert particulièrement sexy. La température de la salle avait augmenté et le guitariste avait commencé à se dévêtir jusqu’à déboutonner son pantalon et remonter avec fierté le beau string rose qui s’y cachait. La bizarrerie du groupe intégrait des délires liés au sexe ainsi qu’à la drogue selon leurs paroles et jusqu’à la fin du concert, les fesses du guitariste ont été une attraction assez prononcée ! Ah les excentricités de ces androgynes me feront toujours rire ! Moi qui suis plus habituée au cuir et autre tenue à clous, un peu de changement ne me fait pas de mal ! D’après les réactions du public le groupe aurait joué des chansons bien appréciées et même s’ils gardaient toujours une énergie importante, la progression est un peu retombée et j’ai trouvé leur prestation un peu longue sur la fin (avis personnel je rappelle). Après avoir dépassé le délai de jeu, le groupe a enfin quitté la scène, sous un tonnerre d’applaudissements et de cris du public qui s’était véritablement démené pendant le concert du groupe.
Je suis sortie de là courbatue et un peu dérangée par ce son et cette apparence dont je n’ai vraiment pas l’habitude mais cela m’a renforcée dans ma conviction profonde :
Metaaaaaall is daa laaaww !!
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Kleim Antyne May 02 Epica + The Old Dead TreeLe Ninkasi se rempli à nouveau d’amateurs de metal à voix féminines pour le deuxième concert du style pour cette année ; ainsi, un mois après After Forever, c’est Epica qui fait presque salle comble. Récit d’une ex-fan…
Blasée, j’arrive en retard à cause d’embouteillages ce qui fait que je manque une partie du set des français de The Old Dead Tree. A en juger par la réaction de la salle, une bonne partie du public avait dû faire le déplacement pour les voir. Le groupe a délivré son metal mélodique avec conviction, d’une manière propre, simple et carrée. Je connaissais très peu le groupe et certaines de leurs mélodies et progressions rythmiques m’ont agréablement surprise, même si d’autres passages en voix clairs donnaient un côté un peu rock que j’ai moins apprécié (avis personnel bien entendu).
Une seule première partie était prévue ce soir là... Après une assez longue attente, voilà que nos hollandais arrivent enfin sur scène après la diffusion de « Hunab K’u » l’intro de leur avant-dernier album « Consign to Oblivion ». Je les avais déjà vus l’année dernière et j’avoue que de revoir Mark et toute sa jolie troupe débarquer sur scène avec le sourire m’a fait plaisir ! Ils entament avec « Dance of Fate » afin de réveiller l’audience et de nous plonger dans leur ambiance épique si particulière…Et voilà que débarque au devant de la scène, mais surtout devant son inévitable ventilateur, LA star de la soirée et qui ne le sait hélas que trop bien, j’ai nommé la jolie – c’est indéniable- Simone Simons. C’est certainement sa prestation qui a le plus évolué par rapport à l’année dernière…En effet, la jeune chanteuse (21 ans) a pris bien de l’assurance et si avant, le public devait l’impressionner, aujourd’hui elle ne se gène plus et profite de son joli physique, de sa belle chevelure (pas) naturellement rousse et de ses faux cils pour draguer toute la salle. Son attitude était véritablement charmeuse vis-à-vis de la gente masculine qui s’est déchaîné à son arrivée et elle n’a pas arrêté d’en jouer pendant tout le concert. C’est là que j’ai réalisé : si la chanteuse d’Epica avait été un boudin, le groupe n’aurait pas aussi bien marché. Les hommes dans le public n’en pouvaient plus devant les déhanchés, pauses, regards et autres subtilités sensuelles de notre cantatrice qui ne s’est pas lassée de jouer la comédie. Par sa façon d’être sur scène, elle met plus en avant sa propre personne que le groupe, elle défend plus la cause Simone Simons que la cause Epica, elle nous fait oublier le reste du groupe et la musique ; il faut dire qu’elle fait tout pour que l’on reste les yeux braqués sur elle… et ça marche ! Enfin bref, si je suis déçue du concert c’est à cause de ça. Les hommes deviennent hystériques devant une belle fille et on tombe dans la groupie-attitude, dans le ridicule. Epica c’est kitch, on le sait, c’est pour ça qu’on aime (ou pas) mais ce soir-là Epica c’était tout pour Simone et c’est fort dommage parce qu’il n’y a pas qu’elle dans le groupe…encore heureux.
Sinon, le concert était largement à la hauteur de la musique, le groupe a poursuivi avec Sensorium, puis avec presque tous les meilleurs titres de leurs deux premiers albums, comme « Cry for the Moon », « Seif al din », « Run for a Fall », « The fantom Agony », « Quietus », « Mother of Light », et bien sûr, « The Last Crusade » et « Consign to Oblivion » en rappel. Cependant, le groupe a aussi joué deux nouveaux titres, dont une jolie ballade, ce qui laisse supposer qu’un nouvel album est en cours et bientôt disponible. Mark était en forme aussi, tout comme Yves à la basse qui n’hésitait pas à venir au devant de la scène. Encore une fois c’est Ad qui est resté très discret. Pour en revenir à Simone, elle n’est pas restée plantée devant son ventilo tout le long du concert, elle a bougé, est allée voir les autres musiciens, même le claviériste derrière son clavier. De plus, elle a beaucoup progressé au niveau du chant, elle a pris ses marques, a construit son jeu cheveux-ventilo ce qui rendait sa présence définitivement agréable à regarder. Les fans convaincus le sont restés et ont du être ravis par la prestation solide et dynamique du groupe et ma foi c’est le principal. Tout ce que j’espère c’est que le groupe prendra en maturité et renforcera son visuel pour être par la suite aussi percutant que leurs cousins de chez After Forever.
Voilà. Na.
Kleim Antyne
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April 29 A venir.............................................................La review du concert de
Epica
(sans photo hélas...)
La review et les photos du concert de
Punish Yourself April 19 Interview Crucified BarbaraInterview Crucified Barbara Entretien avec Mia (guitare + chant)
K.A : Bonsoir Mia ! Bravo, beau concert !
Mia : Oh merci ! C’est vrai c’était bien ? En tout cas, ça y est je suis devenue sourde ! *rires*
K.A : Alors, votre tournée vient de commencer, comment vous sentez vous ?
Mia : Très excitées ! C’est la plus longue tournée que nous ayons jamais faite ! Ce n’est pas toujours facile au début, on est un peu stressées !
K.A : Ce n’est pas la première fois que vous venez en France, le public français a-t-il quelque chose de spécial ?
Mia : Le public français est génial. Pour nous, c’est le meilleur, celui qui nous soutient le plus.
K.A : J’aimerai revenir un peu sur vos débuts, comment vous êtes-vous rencontrées ?
Mia : C’est Klara (guitare) et Ida (basse) qui se sont rencontrées à 15 ou 16 ans et avaient déjà un groupe chacune de leur côté. Par la suite elles ont fondé ensemble Crucified Barbara en 1998. A l’époque il y avait une autre chanteuse (Joey) ; j’ai intégré le groupe en tant que seconde guitariste en 2001. Puis Joey est partie et j’ai commencé à chanter en 2003.
K.A : Le fait que le groupe ne soit composé que de femmes, était-ce volontaire ?
Mia : Non, c’est un problème d’affinités entre les personnes. Il y avait un homme à la batterie au début du groupe. Quand on commence on préfère jouer avec ses amis, mais les relations se dégradent parfois. Personnellement, je ne vois pas la différence, ça m’est égal. D’ailleurs on aurait bien voulu un homme au chant, mais finalement c’est moi qui ai fini par l’assurer !
K.A : Oui d’ailleurs tu as une voix puissante, assez masculine alors ça colle bien !
Mia : *rires*
K.A : Pourquoi est-ce que Joey a quitté le groupe ?
Mia : C’était pendant la période avant d’enregistrer l’album. Il y avait des problèmes musicaux, je me suis rendue compte que je pouvais plus jouer avec elle, alors on a décidé de la virer. Ce fut l’une des décisions les plus dures que nous ayons eu à prendre, elle a été très vexée, mais aujourd’hui le groupe s’en porte mieux.
K.A : Votre album s’appelle « In Distortion we trust », est-ce qu’il y a un message spécifique derrière ça ?
Mia : On croit en la distorsion ! *rires* Nan, je pense que c’est parce que nos esprits sont aussi distordus ! *rires*
K.A : Comment décrirais-tu la musique de Crucified Barbara à ceux qui ne la connaissent pas ?
Mia : Du genre à te rendre sourd ! Mais qu’importe au fond, tout ce qu’on espère c’est que les gens se sentent bien quand ils écoutent notre musique.
K.A : Vous êtes vous déjà heurtées à des préjugés, du fait que vous ne soyez que des femmes dans le milieu du métal ?
Mia : Jamais lors des concerts, on vient pour jouer alors tout se passe bien. C’est dans les chroniques que ça arrive. Y’en a qui disent qu’on ne sait pas jouer, qu’on ne peut faire des concerts et remplir les salles que parce que nous sommes des filles, ce sont des critiques qui n’ont rien à voir avec la musique. Mais ceux qui disent ça se taisent quand ils nous voient sur scène ! *rires*
K.A : Quels sont vos projets après cette tournée ?
Mia : On est en tournée jusqu’à fin mai, après on rentre et on dort au moins trois jours d’affilés !*rires*.
K.A : Vous avez joué une nouvelle chanson ce soir, un nouvel album serait-il en cours ?
Mia : Effectivement, nous avons commencé la composition d’un nouvel album. Ce n’est pas pratique de composer pendant la tournée alors on va s’en occuper à fond une fois qu’elle sera finie. Mais cela prend du temps. Il y a aussi une assez longue période d’attente entre le moment où l’album est fini et sa date de sortie parce qu’il faut tout organiser, alors on ne sait pas encore quand il sortira !
K.A : Est-ce que tu aurais un conseil à donner aux musiciens qui veulent réussir dans le metal ?
Mia : J’ai commencé la guitare à 14 ans. A l’époque je pensais qu’il était trop tard, mais en fait je me suis rendue compte que non ; il n’est jamais trop tard pour commencer un instrument. Sinon, quand on travaille en groupe, il ne faut pas hésiter à demander de l’aide, des astuces pour la composition, auprès des autres membres du groupe ; c’est ce que j’avais fait et cela m’a bien aidée. Il faut jouer, c’est tout ! *rires*
K.A : Un petit mot pour les fans français en guise de conclusion ?
Mia : C’est super d’être en France à nouveau, on aime bien les gens, ils sont sympas ! On espère vous voir nombreux sur les prochaines dates !
Merci Mia, bonne continuation !
Kleim Antyne
April 14 Prochains concerts sur Lyon...![]() Crucified Barbara
Vendredi 14 Avril
CCO - Villeurbane
Interview + review + photos à venir
![]() EPICA
+ The Old Dead Tree
Mardi 18 Avril
Ninkasi Kao
Review + photos
![]() Punish Yourself
+ Tamtrum + Malmonde
Vendredi 28 Avril
CCO - Villeurbane
Review + photos
Et bien, ça me fait du boulot ! April 03 Live Report ExpelledYouhou!
Le concert est passé et s'est bien passé !
Pour un 1er concert ensemble (et 1er au claviers pour moi)on est assez contents de notre prestation.
Après , chacun se reproche ses erreurs personnelles. Moi par exemple, n'ai pas assumé le backing vocals avec conviction du fait que je savais pertinemment que c'était faux car nos retours ne fonctionnaient pas...
Mais nous avons eu de bons échos, les gens ont apprécié nos reprises et notre compo.
Maintenant ils en demandent plus et l'heure est à faire appel à notre créativité!
Setlist Expelled:
I am Vangeance (Naglfar)
Her Ghost in the Fog (Cradle of Filth)
I the Machine (Graveworm)
My Last Declaration (Expelled)
Hybrid Stigmata (Dimmu Borgir)
Brimstone Gate (Naglfar)
Sinon,Obnoxious nous a offert un death/thrash vraiment prometteur, Etharen maîtrise son death progressif aux humeurs très opethiennes qui soulagent et carressent les oreilles au milieu de ce torrent de haine qui a culminé avec The Oath, mon coup de coeur de la soirée ! Leur black mélodique simple et efficace passe très très bien. Les nappes de claviers rajoutent une touche harmonieuse, pleine d'ambiances...
Ce fut une très bonne soirée dans l'enceinte de l'école d'ingénieur ECAM, qui ne doit pas avoir l'habitude d'accueillir ce genre de musique et son public.
On regrettera cependant le manque d'ambiance dans la salle...
Plus de photos à venir...
Kleim Antyne March 19 Dark Funeral + Naglfar + Endstille + Amoral + OtargosC’est dans un froid hivernal que se presse la foule devant les portes du Ninkasi pour une soirée pure (ou presque) black metal. Quand on arrive en avance l’attente est longue, le froid, la faim et la fatigue se mélangent et nous voilà rabougris par le vent glacé qui semble avoir suivi nos suédois jusqu’ici… Nous vous supplions : « Open the Gates !!!! »
Enfin réchauffés une fois à l'intérieur de l'antre, qui a revêtit pour la soirée l’imagerie du dernier album de Dark funeral, « Attera Totus Sanctus"le concert ne tarde pas à commencer par un groupe bien sympathique Otargos, qui nous a livré un black metal bien fait et une présence scénique tout à fait correcte. On regrettera simplement le manque d’ambiance dans le public qui restera planté au bar ou au stand pendant une grande partie de leur set. Mais au moins le groupe aura annoncé la couleur pour ce soir : ce sera noir, très noir !
C’est au tour des finlandais d’Amoral de prendre la relève avec un death/thrash mélodique qui fait un peu désordre sur cette affiche bien dirigée black metal ! Même si le groupe a été un peu boudé au départ, leurs riffs ont fini par séduire, tout comme les subtilités rythmiques de leurs compositions, assurées par des musiciens précis et talentueux qui m'ont tous paru bien jeunes! Le chanteur a tenu bon face à la froideur de la salle qui ne s'était toujours pas décoincée (ah ces trve je vous jure !...) Ce n’était pas des conditions de jeu faciles pour eux, mais ils s’en sont sortis avec les honneurs.
Viens ensuite le groupe le plus sombre de la soirée, j’ai nommé les allemands d’Endstille. Maquillage macabre pour tout le monde et présence mystérieuse pour nous livrer le black le plus trve de la soirée, celui dans lequel les chansons ne sont composées que d’un voire deux riffs, ou d’une ou deux notes, qui durent qui durent, sur blast omniprésents. C’est malsain, c’est grésillant et lancinant mais c’est bon, le public apprécie et le montre enfin! Si le chanteur était bien en avant, les autres musiciens ont eu une prestance plus discrète mais je ferai une mention spéciale au batteur qui headbanguait merveilleusement bien tout en faisant gronder cymbales et grosse caisse. Prestation sobre mais diablement puissante, je garde un bon souvenir de ce groupe qui s’est avéré être aussi bon sur CD !
Les choses véritablement sérieuses commencent avec l’entrée en scène de Naglfar. Le chanteur arrive avec un manteau long et noir aux ornements tribaux des plus classieux, le crâne dénué de tous poils capillaires, original pour un groupe de black ! Mais on remarquera bien assez vite la présence et le charisme de ce Kristoffer Olivius au regard glacial et pénétrant. Le groupe nous envoie sa violence avec assurance et énergie, réveillant les pogos d’une brutalité typique du public blackeux. Mais on regrettera tout de même la présence d’une population parfois trop agressive, qui cherchait un peu les emmerdes et transformait presque les bousculades en baston. Contentes sont alors les filles d’être entourées par de gros bras virils pour nous protéger ! Le set de Naglfar nous a paru trop court tant on prenait plaisir à écouter leur son, leurs compositions qui alliaient violence et touches plus mélodiques ou plus lourdes, ce qui évitait avec brio que nos oreilles ne tombent dans l’ennui à cause d’une musique trop monotone. Nous avons pu nous régaler les titres suivants :
Spoken Words of Venom The Perpetual Horrors A Swarm of Plague I Am Vengeance Wrath of the Tyrants As the Twilight Gave Birth to the Night Horncrowned Majesty
Arrive ensuite le groupe tant attendu de la soirée….hélas, la préstation de Dark Funeral fut une belle déception… En effet, personne ne nous a prévenu mais nous avons vite constaté le manque de pêche du chanteur et en avons conclu que notre seigneur des ténèbres satanique, engoncé dans son armure satanique, tout droit sortie des contrées les plus sombres du Mordor, était malade…Cela a un peu plombé l’ambiance et l’humeur générale de la scène et du public. Ainsi Lord Caligula est resté planté, littéralement, au même endroit, sans bouger quand il ne chantait pas et en redressant péniblement la tête pour assurer sa performance vocale qui ne devait pas être au top de son potentiel. Pour continuer avec la qualité du son, les guitares étaient sous-mixées, le son était donc moins percutant et moins précis que pour Naglfar ce qui était assez frustrant. Les musiciens semblaient un peu démotivés à l’idée de savoir que leur concert n’allait pas être au top et hormis le bassiste aux mimiques haineuses, les autres musiciens semblaient plus concentrés sur leur manche respectif que sur l’aspect visuel de leur performance, nous laissant nous défouler seuls devant ce torrent de haine. Mais tout n’était pas décevant, les musiciens de Dark Funeral sont très forts et nous l’ont montré en jouant leurs morceaux avec une maîtrise absolue et avec une rapidité hallucinante (chapeau à Matte Bordin derrière ses fûts !).Seulement voilà, ils ont quitté la scène après 35 petites minutes de jeu. Les lumières se rallument et la bande son aussi, comme si le concert était véritablement fini et sans rappel ! Consternation générale du public qui ne tarde pas à manifester son profond mécontentement et le groupe revient assez vite pour nous jouer 3 titres supplémentaires et Kristoffer de Naglfar est venu assuré la dernière chanson en duo avec Lord Caligula… J’ai quand même pu apprécier les magnifiques « Open the Gates » et « Vobiscum Satanas » qu s'enchaînaient et ce fut pour moi le meilleur passage du concert.
Dans l’ensemble nous avons passé une bonne soirée, qui reposait essentiellement sur les prestations des premières parties et celle de Naglfar ce qui est quand même frustrant quand on est venu pour la tête d’affiche !
Kleim Antyne
March 13 A venir.......................................................La review du concert de
Dark Funeral
le 12 mars au Ninkasi Kao
+ photos (nettes cette fois-ci ) March 10 Expelled en concert.....Bien, comme certains le savent, je fais partie d'un groupe de black metal dans lequel je joue du clavier et assure quelques back vocals. Nous faisons notre 1er concert le 1er avril (non ce n'est pas une blague...) Pour ceux que ça intéresse, nous allons faire des reprises de Naglfar, Dimmu Borgir, Cradle of Filth et Graveworm...
March 07 After Forever + Nightmare + MagicaQuel plaisir de retourner au Ninkasi Kao, dans l’intimité que nous confère la petite taille de cette salle ! Et rien de mieux que d’y retourner pour voir un bon concert de heavy ! Mais ce soir-là, c’est plus qu’un concert auquel nous avons eu droit. Pour le tout dernier soir de leur tournée qui leur a fait traverser l’Europe pendant 3 semaines, After Forever, Nigthmare et Magica se sont lâchés pour notre plus grand plaisir. Surprises, délires, roadies envahisseurs et poupée gonflable, ou quand le rire se mêle aux gros riffs !
Magica ouvre donc la soirée. J’avais très peu entendu parler du groupe si bien que je fus assez surprise de voir débarquer sur scène, une fille derrière le micro. Le groupe entame son set et j’avoue que les premiers titres m’ont laissée quelque peu perplexe. Le son était un peu faiblard (ce qui est généralement le cas avec les premières parties pour contraster avec la tête d’affiche, je n’en tiens donc pas trop rigueur), le groupe a eu du mal à se mettre dans l’ambiance et la chanteuse ne semble pas appréhender l’envergure du rôle de frontwoman, se cantonnant à quelques déhanchés et sourires timides. Mais c’est surtout musicalement que le groupe déçoit ; leur heavy symphonique manque de pêche et tombe dans les schémas vus et revus du style révélé par le groupe qui doit être leur influence majeure, Nightwish. Cela justifie la place imposante du clavier dans la composition et le choix d’avoir pour chanteuse une brunette insipide mais qui se voudrait être la nouvelle Tarja en tentant en vain de lui ressembler par une posture, une tenue et un chant (quasi)similaires. Sauf que Ana de Magica est moins belle, chante moins bien, s’habille mal et sa voix n’a de puissance que dans les notes (très) aigues. Dommage ! Nightwish plane donc un peu trop au-dessus de ce combo roumain et c’est donc sans surprise mais avec un certain agacement que j’entendais le groupe reprendre « Nemo ». La comparaison est alors véritablement inévitable mais les fans de celle qui a été l’emblème du plus grand groupe à voix féminine pendant 10 ans n’ont pas à s’inquiéter : ce n’est pas Ana qui pourra prétendre la remplacer. Afin de faire bouger un peu la salle et la scène qui sont toutes deux restées statiques depuis le début de leur prestation, les gars de Nigthmare ont déboulé sur scène pour secouer tout ça ! Magica boucle son set par une de leur compo, Ana a le temps de nous envoyer une jolie petite poignée de paillettes avant de partir, tentative de divertissement dérisoire mais touchante ; au fond, Magica est un groupe jeune et ça, on ne peut pas le leur reprocher !
Après ce tout premier groupe dont la performance fut au final assez courte (on ne va pas s’en plaindre non plus !), c’est au tour de nos petits français de Nightmare de montrer ce qu’ils ont dans le ventre.
Nouveau son, nouveau style, nouvelle ambiance, nouvelle humeur, à peine Nightmare entame-t-il son set que la qualité globale su concert monte d’un cran. Face à ce déploiement d’énergie et de bonne humeur, la salle se réveille et accueille chaleureusement le heavy pas foncièrement original mais efficace du groupe. Pendant leur prestation, nous avons vraiment pu apprécier la complicité évidente des musiciens attentifs aux mouvements et attitudes les uns des autres. Les gratteux se joignaient pour jouer ensemble dans des positions en face à face assez originales, ou alors tout pied sur les retours, s’adressaient avec fougue au public toujours plus emballé. Le chanteur avait vraiment la pêche, courant et se posant aux quatre coins de la scène, un grand sourire aux lèvres. Tous les musiciens étaient contents d’être là et nous le montraient bien. Le groupe était donc très communiquant avec le public, même si cette bonne humeur ambiante a un peu déconcentré les musiciens qui nous ont fait un magnifique faux départ ! On ne leur en voudra pas trop vu leurs efforts (qui ne doivent pas en être) pour nous faire passer un bon moment en leur compagnie. Nightmare aussi nous a concocté une petite reprise et pas des moindres, puisqu’il s’agissait de la sublime Hallowed be Thy Name d’Iron Maiden que l’on ne présente plus ! Reprise bien assurée à tous les niveaux, sauf pour le chanteur qui nous a fait une petite bourde sur le troisième couplet et partant un peu trop en avance. Pas facile de reprendre un titre aussi connu et aussi apprécié ! En tout cas, nous faire la surprise d’entendre un petit Maiden, ça fait très plaisir (ah ! que c’est loin le Parc des Princes… !*soupir*). Franck le guitariste semble avoir la cotte. En tout cas, le chanteur laisse sous-entendre qu’il a déjà fini plus ou moins déshabillé en Italie et c’est pour cela que ses interventions étaient souvent ponctuées par des « A poils ! » scandés par la foule. D’ailleurs un roady ne s’est pas gêné pour venir lui ouvrir sa chemise au moment où il devait changer de gratte ! Le show continue quand soudain on voit arriver sur scène l’équipe technique du groupe, dont un d’eux portait dans les bras un mannequin de femme nue sur laquelle on avait sctotché une feuille où la douce phrase « Franck baise moi » était dédiée à ce dernier. Ils en profitent pour embêter les musicien et pour faire des signes au public, se prendre pour une star qu’ils ne sont pas pendant quelques secondes…en tout cas, nous ça nous a fait bien rire tout ça, surtout quand on a du faire slamer le fameux mannequin qui perdait ses membres au passage (et qui a aussi assommer ma pauvre voisine…). Le show reprend des allures normales avec quelques passages plus doux ; nous avons eu droit à une quasi-ballade bien faite et agréable ! Puis le chanteur nous a fait chanter sur "Mind Matrix Shizophrenia" et les roadies accompagnés cette fois des musiciens d’After Forever ont débarqué pour faire les chœurs et finir en beauté le concert de Nigthmare.
Une petite pause pour tout le monde en attendant nos hollandais. Soudain les lumières et la bande son s’éteignent… After Forever entre en scène.
Un par un les uns derrière les autres, les chevelus du groupe saluent le public, prennent place et c’est parti ! Ils nous ont envoyé un son massif, rond, chaleureux même si, comme d’habitude c’est toujours le clavier qui pâti de la balance ainsi que la voix de la belle Floor Jansen sur le début de la première chanson. Mais les choses pour elle s’arrangent et on a pu apprécier la qualité de sa voix, dans les mediums et dans les aigus, posée avec assurance et sensibilité et ce, tout le long du concert. Le groupe est véritablement en pleine forme pour ce dernier concert et enchaîne des titres savamment piochés dans toute leur discographie, nous faisant remonter dans le temps à chaque morceau. Ce set-list varié représente bien tous les aspects du potentiel du groupe et toutes ses différentes influences dotant chaque chanson d’un caractère spécial : samples électroniques, mélodies orientales, chœurs épiques, le tout soutenu par de bons riffs qui font de la musique d’After Forever un ensemble construit, riche et puissant. Et lorsque que cette qualité musicale est alimentée par un visuel travaillé, cela donne obligatoirement un très bon concert. Un show d’After Forever c’est un tourbillon de cheveux sur un éclairage dynamique et original avec l’apport d’un flash blanc qui vient nous brûler les rétines sur les passages speed de la musique. Le gros ventilateur posé aux pieds de la chanteuse assure un visuel sensuel avec ses cheveux dans le vent, mais l’oblige à rester à un seul endroit de la scène, ce qui fait que ceux qui n’ont pas eu la chance d’être au milieu, ne la regarderont jamais dans les yeux ! La jolie Floor a vraiment assuré son rôle en mélangeant avec subtilité féminité et force, lui donnant un charisme bien à elle. Elle n’hésitait pas à s’adresser au public et à faire des petits coups d’humour qui n’ont pas tous été compris d’ailleurs ! Quelques petits détails scéniques ont alimenté le show ; elle est arrivée avec des cornes sur la tête pour « Face your Demons » et le manteau blanc qu’elle a porté pour leur ballade m’a rappelé à quel point After Forever manquait parfois de style…et c’est fort dommage. Au milieu du set, les hommes ont voulu « faire la fête » et sans la chanteuse en reprenant avec brio « For Whom The Bells Tolls » des grands de Metallica ! C’est le bassiste qui a assuré le chant et s’en est bien sorti pour le SEUL passage véritablement headbangant du concert ! Mais Floor revient et l’énergie reprend de plus belle. Le claviériste est haut perché entre ses quatre claviers, le sourire aux lèvres tout le long, ça fait plaisir ! Le groupe se donne à fond pour les dernières chansons du dernier concert de cette tournée. Et qui dit dernier concert du dernier groupe de la tournée, dit dernier gros délire et je peux vous dire que le rappel fut un pur borbel ! Tous les musiciens et raodies du tour ont débarqué dans des tenues excentriques, ou peu habillés ; fou rire général, grand salut et tout le monde quitte le transbordeur fatigués mais heureux et nous aussi !
Set list After Forever :
Beyond Me Attendance Monolith of Doubt Yield to Temptation Face your Demons Digital Deceit
Kleim Antyne
Retrouvez cette review sur :
February 17 A venir............................................................................
La review du concert
d' After Forever
au Ninkasi Kao à Lyon le 19 février
Avec photos...
February 12 Happy Birthday...........................................?Ouais, hier c'était mon anniversaire.
J'ai eu 19 ans.
J'ai vu des amis j'ai passé une bonne soirée.
Ma mère m'a donné mes cadeaux en coup de vent. On ne l'a même pas fêté avec la famille....Elle aurait quand même pu éviter de me faire la gueule le jour de mon anni...Mais non.
Nouvelles photos dans le répertoire "je m'amuse"....
January 26 Children of Bodom + Ektomorf + One Man Army and the Undead QuartetConcert du 17 janvier 2006 au Transbordeur de Lyon
Comment mieux commencer l’année que par un bon concert ? Commencer l’année par un très bon concert ! Ce genre de concerts qui vous achève après les fêtes de fin d’année, qui vous ruine les cervicales, mais qui vous fait tout de même dire que l’année 2006 commence plutôt bien niveau concerts ! Vous l’aurez compris, Children of Bodom nous a fait trembler le transbordeur en ce 17 janvier 2006…
Mais gardons s’il vous plaît, le meilleur pour la fin !
J’avoue ne pas avoir pris de résolutions pour cette nouvelle année et j’avoue même avoir fait entrave à certains de mes principes durant la soirée. En effet, je n’ai pas assisté aux shows des deux premiers groupes dont le style et les échos que j’en avais eus n’ont pas suscité ma curiosité. Je peux simplement vous dire que « One Man Army and the Undead Quartet» (pouvait pas prendre un nom plus long encore ?) n’a pas trop attiré la foule, ni sollicité grand intérêt. Leur son, leur musique et la voix du chanteur n’étaient ni agréables, ni originaux. Je n’éprouvais donc pas trop de scrupules à retourner au bar pendant leur trop longue prestation. Ensuite leur a succédé un groupe dont le souvenir ne m’inspire qu’un seul mot : moche. Oui, Ektomorf, c’est comme leur nom, c’est moche. Après avoir boudé One Man Army, je suis retournée du côté de la scène, tout ça pour voir et entendre un groupe à la musique ô combien pas subtile, qui envoie, certes, mais qui nous laisse consternés par le côté basique et criard d’une composition d’une banalité affligeante. De plus, le chanteur n’a rien trouvé de plus original que d’apposer un « fuck » à chacun des mots qu’il prononçait. Alexi le fait lui aussi me direz vous ; oui mais Alexi il a la classe ! Et musicalement ça n’a rien à voir !
Comme vous avez pu le constater, ce n’est pas par ses premières parties que ce concert nous a enthousiasmés !
Un petit moment d’attente s’installe, on voit que les roadies ont pas mal de boulot sur la scène…Peut-être que Children nous a réservé une petite mise en scène ! Effectivement ! Une grosse voiture américaine était posée au centre, ses phares menaçants tournés vers nous. Des ampoules formaient les lettres C.O.B au dessus des musiciens qui allaient entrer, sobrement, sous un tonnerre d’applaudissements. Children of Bodom imposait donc sa présence visuellement avant de nous faire sauter les tympans !
Le concert commence, la foule fanatique se presse et se comprime avec violence, chacun souhaitant faire vivre la musique au plus profond de lui-même. C’est donc écrasée, asphyxiée mais contente de n’être pas trop loin de la scène que j’assistais aux deux premiers titres du set. Il n’y a rien à dire, c’est dans ces moments là qu’on reconnaît un groupe musicalement de qualité. C’est en écoutant les riffs de Children, les mélodies et les variations que je me suis rendue compte à quel point Ekotmorf nous avait livré une bouillie sonore des plus écoeurantes ! Puis le groupe entame « Hate Me », jouée avec puissance et énergie ce qui déchaîne encore plus la foule. Je me suis alors écartée pour pouvoir assister au concert dans de meilleures conditions et pouvoir (enfin) regarder Alexi sans interruption ! Il joue assez courbé sur son micro mais on est forcés de constater que c’est ce petit blondinet maigrichon qui porte tout le groupe sur ses épaules, tant son charisme est évident. Ils enchaînent les titres avec assurance ; leur son a la puissance qu’ils méritent, ils ont l’air en forme mais on pourra tout de même relevé les dérapages dans les nombreux soli ! En même temps, on sait à quel point la scène offre des conditions de jeu difficiles, les soli bien propres ont les a sur les CD alors on ne va pas chipoter pour quelques fausses notes, quand à côté de ça, ils se démènent pour notre offrir un concert de qualité ! Le batteur nous a fait un petit solo de batterie pendant que les musiciens prenaient une petite pause. Solo sympa mais que l’on ne peut qualifier d’impressionnant tant on en a entendu des plus monstrueux de la part d’autres grands batteurs ! (Oui nous sommes un peu blasés… !). Il y avait pas mal de gosses de 14 ans dans la salle et cela m’a fait sourire de penser que c’était peut-être leur premier concert… Les musiciens reviennent sur scène, Alexi n’est pas très bavard, il nous présente les chansons rapidement alors c’est parfois son bassiste qui prend le relais en s’adressant à nous dans un français maladroit mais authentique ! Visuellement ce concert était vraiment percutant par le jeu de lumières avec les trois grosses lettres qui clignotaient et aussi et surtout par l’énergie des musiciens qui jouaient sur tous les côtés de la scène, afin satisfaire toutes les personnes du public. Puis les choses sérieuses reprennent, le titre « In Your Face» et " Needled 24/7 "réveillent la salle et le concert prendra fin par la suite. Les musiciens quittent la scène mais reviennent assez vite pour nous assurer un rappel qui clôture le concert avec brio.
J’avais mal par tout mais j’étais ravie de ce concert même si l’on m’a affirmé qu’ils avaient plus de pêche avant, ce que je veux bien concevoir. Certes Children nous a vraiment offert un concert de qualité, bien ficelé, bien assuré remplissant toutes les catégories pour être satisfaisant mais peut-être manquait-il un petit quelque chose qui nous aurait fait dire « putain ce concert de fous !» Mais je reste sur mon sentiment de satisfaction qui ne me fait pas douter du statut qu’a acquis Children of Bodom car il est bien légitime ! Espérons que leurs prochains albums soient de meilleure qualité que le dernier…
Setlist :
-Living Dead Beat January 20 A venir - A venir - A venir - A venir - A venir - A venir - A venir - A venir - A venir
La review du concert de Children Of Bodom
au Transbordeur de Lyon, le 17 janvier dernier...
Avec en prime, des photos prises par moi-même !
(un peu floues mais elles sont authentiques !)
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